J'ai terminé hier deux opérations qui me semblent très importantes au cours de l'année : l'ébourgeonnage et l'épamprage.
En quoi cela consiste ? L'ébourgeonnage et l'épamprage consistent à supprimer tous les jeunes rameaux herbacés inutiles poussant sur le tronc (épamprage) et le coeur de la souche (ébourgeonnage) en vue de rechercher les effets suivants :
- éliminer des organes végétatifs fructifères ou non
- aérer la souche pour limiter des risques de développement de champignons cryptogamiques
- limiter les risques de contaminations primaires de mildiou (les pampres contenues sur la base du cep de vigne servent de relais au mildiou en provenance du sol et contaminent la souche puis les souches voisines)
- préparer les prochaines opérations de taille d'hiver
Dans certains cas, il me semble intéressant de laisser une pampre à la base du pied de vigne en vue de régénérer le cep de vigne lors de la prochaine campagne de taille.
Quand et comment ?
Traditionnellement, l'épamprage et l'ébourgeonnage sont effectués à la main. Certains utilisent des gouzottes (petite serpette en forme de crosse très coupante) d'autres utilisent des sécateurs. Pour ma part, je trouve le travail plus facile et plus minutieux avec mes mains. Ces travaux sont réalisés entre le débourrement de la vigne et la floraison en une (ou deux) fois sur des pampres herbacés, faciles à détacher, avant le durcissement de la base du rameau. Réalisé trop tôt, il faut repasser pour supprimer les pousses tardives et réaliser trop tard, le travail est plus mutilant pour la vigne, plus diificile et plus long.
Et après ? Les rameaux herbacés de la vigne s'allongent et suivent alors les travaux de relevage des fils et palissage de la végétation. Je vous en reparlerai un peu plus tard !